CHRONIQUE EFFRITÉE
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Journée mondiale de l’okapi: protéger une espèce emblématique de la RDC
Célébrée chaque 18 octobre, la Journée mondiale de l’okapi met à l’honneur l’un des trésors les plus mystérieux de la faune congolaise. Pour l’édition 2026, placée sous le thème « Protéger l’okapi, c’est protéger les forêts et notre avenir », les acteurs de la conservation appellent à une mobilisation accrue pour sauver cet animal unique au monde.
Un symbole de la biodiversité nationale
Surnommé la « licorne de la forêt », l’okapi (Okapia johnstoni) est une espèce endémique de la République démocratique du Congo. On ne le trouve nulle part ailleurs à l’état sauvage que dans les forêts denses du nord-est du pays, notamment dans la Réserve de faune à okapis d’Epulu, en Ituri, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Découvert scientifiquement en 1901, ce mammifère discret, cousin de la girafe malgré ses rayures qui rappellent le zèbre, est devenu un véritable emblème national. Il figure d’ailleurs sur les armoiries et les billets de banque du pays.
Instituée en 2016 par l’Okapi Conservation Project (OCP) en partenariat avec l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), cette journée internationale vise à sensibiliser le grand public à la fragilité de l’espèce.
Une espèce toujours sous pression
Classé « En danger » sur la liste rouge de l’UICN, l’okapi est aujourd’hui menacé sur plusieurs fronts. La déforestation liée à l’exploitation forestière et agricole, le braconnage pour sa peau et sa viande, l’orpaillage artisanal et l’insécurité armée dans l’est du pays entraînent une dégradation continue de son habitat.
Selon les estimations, il ne resterait qu’entre 10 000 et 15 000 okapis à l’état sauvage, contre plus de 40 000 il y a trois décennies.
« Protéger l’okapi ne se résume pas à sauver un animal. C’est toute une forêt que l’on protège, avec ses communautés, son eau, son climat », rappelle l’OCP.
Préserver les forêts pour garantir l’avenir
La protection de l’espèce passe donc par une approche globale : renforcement de la surveillance des aires protégées, lutte contre le trafic de viande de brousse, reboisement et implication directe des communautés locales dans la gestion durable des forêts.
En cette journée du 18 octobre, les organisations environnementales appellent les autorités, les partenaires techniques et chaque citoyen à faire de la sauvegarde de l’okapi un engagement collectif. Car sauver l’okapi, c’est préserver l’identité écologique de la RDC et léguer aux générations futures un patrimoine irremplaçable.



