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Cinéma, Censure et Mémoire Coloniale en RDC (1917-1960) : L’apport de l’histoire orale dans les cellules ASJ de Debonhomme et Badara

Abstract – Engelart Willems | UGent – ULB – ASJ
UGent – Doctorat ULB Kinshasa – Juin 2026 ASJ x INACO

Cinéma, Censure et Mémoire Coloniale en RDC (1917-1960) : L’apport de l’histoire orale dans les cellules ASJ de Debonhomme et Badara

Abstract scientifique – Terrain Juin 2026 – Chercheur: Engelart Willems
ChercheurEngelart Willems – Doctorant UGent et ULB
TerrainONG ASJ – Cellules Debonhomme & Badara – Juin 2026 – En collaboration avec l’INACO (M. Neré)
Modération & CommunicationDarwin Mumete – Licencié SIC UPN Kinshasa – Secrétaire et Chargé de Com ASJ
LieuKinshasa, RDC
Terrain ASJ - Seniors Debonhomme et Badara
Fig.1 : Séance de recueil de témoignages dans les cellules ASJ de Debonhomme et Badara, Kinshasa, Juin 2026 – Animation Darwin Mumete

Introduction

En République Démocratique du Congo, durant la période coloniale (1917-1960), le cinéma n’a jamais constitué un simple divertissement. Il était un puissant outil d’encadrement moral, politique et racial, soumis à une censure stricte exercée conjointement par l’administration coloniale et l’Église catholique. Si les arrêtés officiels de censure sont conservés dans les archives, la mémoire vécue des spectateurs congolais reste un angle mort de l’historiographie. L’objectif de cette recherche doctorale menée par Engelart Willems (UGent / ULB) est de croiser les archives écrites avec la mémoire orale des derniers témoins, en s’appuyant sur l’expertise de l’ONG ASJ.

Résultats

En juin 2026, deux terrains d’enquête ont été menés dans les cellules de Debonhomme et de Badara à Kinshasa, en présence de M. Neré (INACO), sous la modération de Darwin Mumete. Trois témoignages structurants ont été recueillis:

  1. 1. Le cinéma-catéchisme au village: Pour les seniors Venda et Euphrasie, originaires respectivement des missions catholiques de Mwilambongo (Idiofa) et de Kisanji, le premier contact avec l’écran se résume à une seule œuvre: le film sur la vie de Jésus. En milieu rural, l’écran est un instrument d’évangélisation. C’est la première forme de censure: la censure par l’offre.
  2. 2. La censure géographique et raciale à Léopoldville: Le récit de Jean Towela, originaire de Djolu (Équateur) et arrivé à Kinshasa en 1969 à la Gombe (alors Kalina), révèle une ville coupée en deux écrans. Pour voir un film, il fallait quitter la cité des Blancs pour les communes de Bandalungwa ou Kintambo. Certains films étaient strictement réservés aux Blancs, avec une régulation horaire stricte (13h-17h pour les enfants).
  3. 3. Le contournement par le mythe: Malgré ce dispositif, le western spaghetti Django a déferlé sur la jeunesse kinoise, devenant une icône de rébellion et de style qui échappait au contrôle colonial.
Engelart Willems avec les seniors ASJ
Fig.2 : Engelart Willems (Doctorant UGent/ULB) en séance de travail avec les seniors de l’ASJ – Archive vivante de la mémoire coloniale

Conclusion

Cette enquête démontre que la censure cinématographique coloniale en RDC a opéré sur trois niveaux complémentaires: évangéliser au village, ségréguer en ville et moraliser partout. Les témoignages recueillis en juin 2026 dans les cellules ASJ de Debonhomme et Badara prouvent que l’histoire du cinéma colonial ne peut s’écrire sans la mémoire orale. Les seniors de l’ASJ ne sont pas de simples informateurs, ils sont les détenteurs d’une archive vivante indispensable à la recherche menée par l’UGent et l’ULB sur la mémoire coloniale.

Mots-clés :
UGentULBcensure cinématographiquemémoire colonialeRDCASJEngelart WillemsINACOhistoire oraleDebonhommeBadaraDarwin Mumete
Darwin Mumete — Licencié en SIC option journalisme politique étrangère, UPN Kinshasa – Secrétaire et Chargé de Communication ASJ – ONG Amitié Seniors et Jeunes.

Référence: Engelart Willems – UGent / ULB | Terrain ASJ Juin 2026 | Contact: chroniqueeffritee.com

Auteur/autrice

  • Journaliste, reporter et rédacteur au sein de la rédaction de Chronique Effritée.

    Chercheur indépendant en journalisme approfondi et fact-checker, il est Licencié en Sciences de l'Information et de la Communication, option Journalisme Politique Extérieure, de l'Université Pédagogique Nationale (UPN) de Kinshasa.

    Spécialisé dans l'analyse politique et la vérification des faits, il couvre l'actualité nationale et internationale avec une approche axée sur le terrain, la rigueur et la profondeur.

    Rédacteur en chef et éditeur, il veille au respect de la ligne éditoriale et à la qualité des contenus publiés par le média.

    Domaines d'expertise:journalisme politique, politique extérieure, fact-checking et journalisme

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