Après la manche d’Arsenal floquée « Visit Rwanda » ou la visibilité de la RDC du côté du FC Barcelone et de l’AC Monaco, un nouveau pays africain s’apprête à faire exploser les compteurs en Angleterre. Le Ghana touche au but pour devenir le sponsor principal du maillot de Sunderland. Une opération XXL qui fait déjà énormément parler.
C’est le genre de move stratégique qui ne passe jamais incognito sur la planète football. Le sportwashing et les campagnes de diplomatie par le ballon rond ne sont plus réservés aux géants du Moyen-Orient. Ces dernières années, les gouvernements africains ont bien compris la puissance d’attraction des grands championnats européens. Et après le coup de maître du Rwanda à Londres ou les offensives de la RDC sur la scène européenne, c’est le Ghana qui s’apprête à frapper un grand coup.
Un deal historique à 10 millions de livres !
Selon les informations confirmées par plusieurs spécialistes du business sportif, les Black Cats de Sunderland de retour au premier plan en Premier League sont sur le point de sceller un accord maillot XXL avec la marque « Visit Ghana ». On parle d’un chèque estimé à 10 millions de livres sterling par an (soit environ 11,8 M€).
La différence majeure avec les projets précédents ? Si le Rwanda occupait une manche à Arsenal ou au PSG, le Ghana passe un cap supérieur : s’imposer en sponsor principal, en plein sur le torse du maillot d’un club anglais. Une visibilité maximale assurée devant les caméras du championnat le plus regardé du monde.
Gros sous et grosse polémique au pays
Sur le papier, l’objectif d’Accra est limpide : braquer les projecteurs sur le pays pour doper le tourisme, faire venir les investisseurs et vendre une image de marque moderne et attractive. Mais en coulisses, ce genre de montant fait immédiatement grincer des dents, surtout dans un contexte économique national sous tension.
Pour éteindre l’incendie et calmer l’opinion publique, le président du Parlement ghanéen, Alban Bagbin, est rapidement monté au créneau. L’argument de défense ? Un montage financier garanti par des fonds privés, sous le simple patronage des ministères des Sports et des Finances.
Reste une question qui brûle les lèvres des passionnés de foot local : alors que le championnat ghanéen et les infrastructures du pays manquent cruellement de moyens, envoyer autant de millions garnir les caisses déjà bien remplies d’un club de Premier League a forcément du mal à passer auprès des fans locaux. Affaire à suivre de très près.
Darwin Mumete





